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Baby-sitting














« La musique, je suis tombé dedans quand j'étais tout petit. Ma mère tenait le Pénélope ; une boîte branchée sur Dinard, dans les années 80. J'ai grandi entouré de vinyles. Et puis, il y a eu les études. Il fallait que je travaille pour les payer. En 2006, culotté mais volontaire, j'ai frappé à la porte de la Chaumière, la discothèque de Saint-Lunaire. Ce jour-là, je mettais mon doigt dans un engrenage... se souvient Victoric. J'ai bluffé sur mes compétences en faisant l'apologie du disco. Le patron m'a laissé ma chance. J'ai récupéré des disques dans le grenier de ma mère. Ça a été un succès. » Première rencontre et première chance.
Le hasardde la programmation
A partir de cette saison, Victoric entame une période de jonglage entre son nouveau travail et ses études. Il se spécialise même dans la house : mélange de vocal, avec des instruments en dominante et un son à base de funk et de disco. On le sollicite en discothèque et dans les bars. Le jeune se fait la main, aiguise ses prestations et séduit un public qui se fidélise.
Juin 2007. Victoric est derrière ses platines dans un bar de l'Intra-muros. Non loin de là, deux Américains de Miami, Juan Carlos Perez et Ralph Heyndels passent quelques jours chez leur ami, Saïd du Tam's kaffe. Ils travaillent dans les relations publiques et organisent des fêtes événements dans toutes les grandes villes du monde, et profitent de leur visite en Bretagne pour repérer de nouveaux DJ. « Nous sommes passés devant le bar où jouait Victoric. Sa musique nous a séduits, elle correspondait à notre recherche. Nous nous sommes présentés et nous lui avons proposé une prestation à Bruxelles », raconte Juan Carlos. Victoric sourit. « J'ai refusé. J'ai trouvé tous les prétextes pour décliner l'invitation. En fait, j'ai eu peur. »
« Il fallaitque je me perfectionne »
Après se rendez-vous manqué, le jeune homme poursuit ses études et continue de mixer. De leur côté les managers ne lâchent pas leur « nouveau prodige ». De retour au USA, ils font écouter les compositions de Victoric à leurs associés. L'avis est unanime. « Il doit venir à Miami. » Six mois plus tard, et plusieurs prestations en bars et boîtes, Victoric reçoit une nouvelle invitation, mais cette fois-ci pour Miami. « Je me sentais prêt. Alors j'ai accepté. Là j'ai découvert un autre monde, où la fête est omniprésente. Le trac au ventre, je me suis lancé et le public a répondu. J'ai fait un tabac », se souvient le DJ.
Aujourd'hui Victoric poursuit ses soirées. Les deux Américains quant à eux terminent leur tournée européenne et sont de retour à Saint-Malo. Vendredi, ils seront au Tam's kaffe où Victoric animera la soirée. « Nous voulons voir comment il a évolué. Et à la clé, un nouveau rendez-vous à Miami et pourquoi pas Ibiza et Mykonos... »
Philippe BRIEND.
Pratique. Soirée house au Tam's kaffe, intra-muros, ce vendredi, à partir de 19 h. Entrée gratuite.