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Le blessé a été parfaitement assisté, en attendant d'être hélitreuillé. Selon les premiers éléments, il aurait tenté d'escalader les rochers, où des traces de sang ont été constatées, non loin de Port-Riou, avant de perdre l'équilibre et de chuter lourdement sur la tête, quelques mètres en contrebas. Mauvais concours de circonstance, puisque cette promenade en front de mer est fermée, depuis la tempête de février, à cause du risque d'éboulements. Les promeneurs utilisent donc un autre chemin et les villas qui surplombent sont quasiment toutes désertes.
« Nous avons utilisé un escalier privé, donnant accès à la digue, explique le lieutenant de pompiers, Jean-Claude Davy, premier sur les lieux. Là, nous avons tout de suite compris la gravité de la situation ». Le capitaine Christian Poutriquet, chef de colonne, a pris les opérations en mains : « Il n'était pas question d'une évacuation en longeant la corniche fermée. Pas davantage par bateau, la mer étant basse. Il restait l'hélicoptère ».
En attendant, le blessé a été assisté par les médecins qui ont opéré des perfusions, tandis que les pompiers préparaient l'évacuation et que les policiers veillaient à la protection du périmètre de sécurité. Le Dragon 50, de la Sécurité civile, de Granville, a d'abord dû se ravitailler en carburant, à l'aéroport, avant d'hélitreuiller le blessé, ainsi que deux médecins, vers 13 h 45 et de se diriger vers l'hôpital Pontchailliou. L'intervention, délicate, a été parfaitement réussie, sous les murs des villas situés à une quinzaine de mètres au-dessus du théâtre des opérations. C'était, pour Jean-Claude Mahé, adjoint nouvellement élu, une première expérience dans ses responsabilités.