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Cinema

La Zona, propriété privée

La Zona, propriété privée

de Rodrigo Pla ( 2007 - 1h37 ) avec Maribel Verdu, Daniel Gimenez Cacho, Carlos Bardem

Au coeur de Mexico, la paranoïa sécuritaire. Un vigoureux premier film, à peine une anticipation

Mexico. Les résidents d'un quartier résidentiel fermé sont choqués par un crime violent survenu dans leur petit paradis sécurisé. Plutôt que de prévenir la police, ils décident de rendre la justice eux-mêmes.

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L'avis des internautes

merlière marc, parthenay : "Prioprité privée"
«La Zona» de Rodrigo Pla Un quartier résidentiel aisé au coeur de Mexico avec gardes privées et surveillance haut de gamme. Une nuit, trois adolescents y pénètrent pour y commettre un cambriolage qui tourne mal . Une vieille femme est tuée et l'un des adolescents, Miguel, se retrouve piégé dans la «Zona». Les habitants de cette micro société s'organisent pour le retrouver et l'éliminer. Le côté sombre de la nature humaine est exacerbé et l'on ne voit pas d'où peut venir le salut qui sauvera Miguel. La police qui tente de pénétrer dans cette zone de non droit sera-t-elle muselée par la corruption? Alejandro, adolescent qui vit depuis toujours dans ce quartier huppé pourra-t- il protéger Miguel? Cette rencontre de ces deux êtres que tout sépare est très bien dépeinte dans ce film fort réussi à la mise en scène sobre et pertinente. Sur le thème d'une société coupée en deux, Rodrigo Pla réussit un film choc à voir d'urgence. (24/04/2008)

amelin michel, montrelais : "PRESQUE TRES BIEN"
Il s'agit d'un premier film. Et, en cela, il est exceptionnel pour son scénario, son ton de fable, et sa maîtrise dramatique. Même s'il se montre un peu démonstratif à la fin (le flic qui retourne sa veste, le fils de bonne famille qui prend conscience du fossé social, le lynchage, l'agression de la mère etc...), il reste "dans le ton". Il faut donc excuser ce manque d'épaisseur des personnages (ce sont des stéréotypes) et surtout cette ombre noire qui baigne tout le film. C'est bien simple : quand il fait plein jour (on est quand même au Mexique !) c'est le crépuscule. Et quand il fait nuit, ou dans une cave (les trois quart du film) on ne voit plus rien ! On aurait aimé plus d'audace dans le traîtement : marquer plus visuellement les nantis et leur quartier par un look à l'américaine, des couleurs chatoyantes et une lumière aveuglante par exemple. Mais sans doute est-ce là une suggestion tout aussi cliché dictée par les souvenirs du "Prisonnier", de "Desesperate Housewives" ou de ces films noirs qui se déroulent dans les quartiers chics de Beverly Hills. Le choix du film est aussi compréhensible. Ces gens apeurés qui se cloîtrent et finissent par monter une justice parallèle nous ressemblent beaucoup. (03/04/2008)

Yann, Brest : "Un fossé social inquiétant"
Le film en lui-même n'est pas exceptionnel : un jeune homme pauvre se retouve pris au piège dans un quartier pour riches.... L'envie de lynchage de la part de la communauté cloîtrée dans ses privilèges éclate, mais le film traduit à ce niveau peu de tension. Le montage laisse un peu à désirer et donne l'impression parfois de casser la dynamique du film. Les caractères restent trop neutres...
Malgré ces quelques défauts, le malaise d'une société coupée en deux (nantis contre pauvres) est superbement renseigné et donne une dimension sociale forte et questionnante... Je conseille quand même car le propos du film est convaincant... (02/04/2008)

alain trubert, ligron : "la zona"
la paranoïa sécuritaire règne dans ce "country" à la mexicaine; dans ce contexte, un jeune ado, Alejandro, va découvrir, après un vol commis dans la Zona, un autre monde que celui du confort et de l'égoïsme de son univers familial, il s'en suivra une remise en question de cette organisation sociale (22/03/2008)

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